How can we reduce the environmental impact in our communities?

Le commerce local, national et international est considéré comme un facteur de développement et de croissance. C’est un vecteur de la réduction de la pauvreté. Les échanges constituent en amont des ingrédients du commerce, ils sont variés et permettent à l’économie locale, nationale voire régionale et internationale d’aider les communautés à sortir des crises et calamités auxquelles le monde a toujours fait face. L’inédite crise sanitaire à corona virus, la Covid19 a bouleversé les échanges dans le commerce des pays développés, le cas des pays en voie de développement n’est plus à souligner. La crise sanitaire a lourdement impacté le secteur commercial, elle est venue rappeler la nécessité d’aider les pays les plus pauvres à mieux intégrer les marchés internationaux et régionaux, soulignent Bernard Hoekman et John S. Wilson, économistes à la Banque mondiale.

« Les échanges commerciaux peuvent avoir un rôle de poids pour aider les pays à surmonter le choc de la crise », précise M. Hoekman, directeur de la branche Commerce au sein de la vice-présidence Lutte contre la pauvreté et gestion économique de la Banque Mondiale.

« Dans le contexte actuel de l’après-crise – marqué par une reprise économique fragile – l’aide destinée au commerce revêt une importance accrue. Avec la reprise de l’activité économique et de la demande, les consommateurs et les entreprises dans les pays importateurs risquent d’être encore plus attentifs qu’auparavant aux prix des biens et services qu’ils achètent. C’est pourquoi il est vraiment important de soutenir les mesures destinées à améliorer la compétitivité des pays désavantagés par la faiblesse de leurs capacités commerciales.»

L’aide apportée aux échanges concernant les pays les moins développés, où la presque inexistence des routes et de systèmes de transport de qualité ralentissent le mécanisme d’approvisionnement des produits commerciaux et entraine un accroissement des coûts, des délais, des difficultés d’exportation et d’importation. Compte tenu des barrières tarifaires, auxquelles s’ajoutent d’autres coûts, notamment ceux liés à la corruption, ces pays ont du mal à être compétitifs sur la scène économique mondiale, voire à l’échelle de leur région.

Sur les 49 pays identifiés comme les moins développés par la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), 31 sont enclavés. Il s’agit d’un facteur géographique qui pèse sur le coût des échanges commerciaux et rend les pays dépendants des conditions logistiques hors de leurs frontières. L’IDA, le fonds de la Banque Mondiale destiné aux pays les plus pauvres, leur offre une assistance sous la forme de dons et de crédits sans intérêt. Tous les pays en voie de développement sont touchés par la crise sanitaire et ceci pour une longue durée pour un redressement à l’initial. Des trente un pays enclavés, l’Afrique seule en ressort avec plus ou moins la moitié. Cet état de chose ne favorisera pas au continent noir et plus loin les pays de l’hinterland d’être compétitifs sur le marché continental et au-delà du continent.

Le commerce, base pour le développement national voire international

Le secteur commercial dans l’économie n’est pas à reléguer au second rang vue son apport dans la vie des petits producteurs qui à la base fournissent des marchandises directement consommables ou non aux communautés, du bas de l’échelle au sommet. On ne pourra parler de développement endogène ou exogène sans le secteur commercial. Ce secteur, aussi fragile a besoin d’être soutenu à cause de son apport dans les échanges nationaux et même internationaux. Aussi l’aide en faveur des échanges, ainsi que la meilleure intégration des pays en développement dans le commerce mondial, sont-elles au cœur de l’Objectif de Développement Durable. Des dix-sept (17) ODD, de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine et même du PND du Togo, le partenariat entre les pays du sud et ceux du nord ne sera véritablement réalisable et soudé que par le secteur commercial.  « Le commerce a toujours constitué un moteur fondamental du développement économique mondial, de la croissance du PIB et du transfert d’information », rappelle M. Wilson, économiste principal pour le commerce et l’intégration internationale au sein du Groupe de recherche sur le développement de la Banque Mondiale.

« Le commerce contribue à lier – dans le bon sens du terme – les différents acteurs de la communauté internationale. Si l’on ne donne pas aux échanges commerciaux les moyens d’exploiter leur potentiel, il va être plus difficile d’atteindre les ODD qui concernent la santé, la nutrition, l’éducation et le partenariat sud /sud et nord/sud  entre autres. Les investissements réalisés par la communauté des bailleurs de fonds dans ces domaines seraient beaucoup moins efficaces et leur retour bien moindre en l’absence d’un système commercial international ouvert et dynamique. »

Les produits commercialisés et commercialisables des pays du sud sont nombreux de par leurs provenances, mais nous pouvons retenir les principaux qui sont entre autres les produits agricoles, les ressources minières, les produits halieutiques et les protéines animales… Les pays du nord, de leur côté commercialisent les produits manufacturés et les appareils électro-ménagers ajoutés à bien d’autres. L’accès au marché des pays en développement s’est amélioré au cours des dix dernières années : 79 % des produits qu’ils exportent dans les économies développées bénéficient désormais d’un accès en franchise de droits, contre 55 % en 1997. La pandémie sera un grand poids pour faire tourner les données sus mentionnés.

L’aide au commerce concerne le financement d’infrastructures logistiques et de transport, l’assistance aux entreprises pour qu’elles se conforment aux normes de production internationales, le renforcement des compétences en matière de gestion des frontières et la mise en place de projets visant à relier les producteurs ruraux aux marchés.

« Plus de 90 % de la totalité des engagements pour l’aide au commerce est cependant orienté vers le développement des infrastructures et des échanges commerciaux », précise M. Wilson « Nous devons être attentifs à ce que les engagements soient respectés et utilisés en faveur de projets concrets sur le terrain – et aussi nous occuper de la part relativement modeste des financements destinés aux réformes politiques et réglementaires. »

Pays enclavés : un défi pour la croissance commerciale

Les pays enclavés sont répartis à travers le monde : 15 d’entre eux se trouvent en Afrique, 12 en Asie, 2 en Amérique latine et 2 en Europe centrale et orientale. Considérés dans leur ensemble, ils comptent parmi les pays les plus défavorisés du monde. Ils doivent faire face à de nombreux défis en termes de croissance et de développement, dus à différents facteurs :

  1. la mauvaise qualité des infrastructures matérielles
  2. de faibles capacités institutionnelles et productives
  • des marchés intérieurs réduits
  1. l’éloignement des marchés mondiaux
  2. une vulnérabilité importante aux chocs extérieurs.
  3. Inaccessibilité à la mer des pays enclavés,
  • L’insécurité grandissante dans les pays du sahel, les pays côtiers sont indirectement concernés.
  • L’avancée du désert,
  1. Le climat non propice à certaines cultures,
  2. La mauvaise gouvernance.
  3. L’avancée de la mer,
  • Le réchauffement climatique…

De ces pays enclavés, certains, n’étant pas concernés, végètent dans une situation comparable à ceux des pays enclavés: le Togo

Comment se situe le Togo dans les échanges commerciaux dans la sous-région de l’Afrique de l’Ouest : cas des produits agricoles et miniers.

Le territoire togolais d’une superficie de 56 600 Km2 est à 25 % cultivé, cela va du petit champ de mil, de sorgho et de millets au nord de Blitta, aux terres argileuses du sud du Togo, qui produisent des tubercules et des céréales notamment  le maïs et autres. C’est un fait sans doute significatif  de parvenir à une autosuffisance alimentaire à peu près complète pour le pays.

L’agriculture assure en grande partie la sécurité alimentaire des togolais, le secteur rural fait vivre encore environ 80 % de la population.

Les cultures sont très diverses : milsorghomaïsmaniocignamescacaocafékarité… Le coton est la principale culture industrielle et le premier produit d’exportation agricole. On remarque aussi que ce sont les petites et moyennes exploitations qui dominent.

Par ailleurs, les fortes densités au Togo ont conduit à un besoin accru en bois combustible, qui est la cause d’un des taux les plus élevés de déforestation en Afrique.

En mars 2006, on note un élan d’industrialisation de l’agriculture par le gouvernement togolais qui entame (à nouveau) la motorisation de l’agriculture, jusque-là pratiquée par les paysans au moyen de la force manuelle avec des outils traditionnels comme la houe et la daba. Les ressources minières sont en état d’exploitation et de valorisation.

Le pays possède du pétrole en offshore et aussi du marbre, des attapulgites, du manganèse, du calcaire, du fer, de la tourbe, de l’or, de l’uranium, mais surtout un très important gisement de phosphates qui représente plus de 40 % des recettes d’exportation.

Le Togo est d’ailleurs le cinquième producteur mondial de phosphates et deuxième en qualité.

L’extraction est effectuée à ciel ouvert dans les mines de Hahoté et de Akoumapé. L’usine de traitement est située à Kpémé, près d’un important quai d’embarquement (1 200 mètres de long) et dispose d’une capacité de production de 3,4 millions de tonnes par an.

La production de phosphates a décliné entre 2007 et 20101, faute d’investissements substantiels et à cause d’une gestion défectueuse. En réaction, les pouvoirs publics togolais ont créé la Société nouvelle des phosphates du Togo (SNPT) dont l’ambition est de porter la production à 2 millions 500 000 tonnes par an.

Pour le secteur des énergies et autres, le pays rencontre  d’énormes défis auxquels le gouvernement et les organisations internationales et non gouvernementales font face.

1 Ces estimations sont incertaines car il n’est pas clair comment les pays à revenu faible et intermédiaire seront affectés. Si le virus affecte ces économies de la même manière, l’impact sur la pauvreté au travail sera beaucoup plus important.
2 Voir par exemple Lee, A. et J. Cho, 2016. L’impact des épidémies sur le marché du travail : identification des victimes du syndrome respiratoire du Moyen-Orient sur le marché du travail coréen. Journal international pour l’équité en santé. 2016 ; 15 : 196
3 Lee et Cho 2016 (ibid).
4 Les principaux enseignements tirés des crises précédentes, y compris la GFC et le SRAS/MERS sont décrits à l’annexe II.
2021-09-24T15:43:48+00:00
Go to Top